Tuesday, October 2, 2007

Festivites.

Voilà maintenant une petite semaine que le glas a sonné : fin de Ganpati.
Les 12 jours de festival se sont achevés par l’immersion des Ganesh de carton-pâte dans la rivière locale, par une nuit de pleine Lune. L’afflux de monde était délirant et les policiers bien présents avec leurs grands bâtons, usage avéré: contrôler la foule. Nous sommes descendus en centre-ville pour profiter une dernière fois du son rythmé des tambours et de la techno-pop indienne (eh oui ! rien n’est trop beau pour Ganesh).
Ceci dit la soirée nous a été légèrement tronquée par les fameux policiers aux grands bâtons. Au léger motif qu’en nous mêlant à la procession côté section des femmes (nous voulions danser un peu en l’honneur de la divinité susnommée) nous (certes 5 Occidentales) (tout de même !) avions créé un attroupement trop important, bien que totalement involontaire ! qui aurait pu (qui sait ?) dégénérer en mouvement de foule. Nous avons donc été priées de déguerpir au plus vite du festival. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées autour d’un butter chicken masala à Aundh, l’air un peu penaud.

Inutile de préciser que les deux derniers jours du festival furent l’occasion de deux jours fériés aux frais de la Princesse…
Et pourtant ne voilà-t-il pas que ce matin, seulement 6 jours plus tard donc, je me réveille de nouveau au son d’une musique festive et matinale, en directe provenance de la rue…
‘Today’s Gandhi’s birthday.’ Ah.

A peine pénétrons-nous dans la fac qu’il devient évident que l’évènement a totalement décimé les effectifs du staff administratif et du corps enseignant : nouveau jour férié.
C’est à peine si nos pas résonnent dans les couloirs vides et les voix des rares étudiants rebondissent contre les parois nues des salles de classe. Bien sûr il n’en fallait pas plus pour que Pandit annule son cours du matin.
Le campus reste fréquenté néanmoins, beaucoup d’étudiants logeant dans les différents hostels du campus. Le temps est au beau fixe et je prends agréablement conscience du pépiements d’innombrables et invisibles oiseaux dans les arbres (Ficus bengalensis pour la plupart), du cricri des cigales, et surtout de toute cette végétation luxuriante qui nous entoure. J’erre deux heures durant sous le soleil et sur des routes désertes et désertées, à la recherche du département de Microbiologie. Je ne sais si je suis totalement neuneu et ce par deux fois, ou si, peut-être, le plan défraîchi du campus au Main Building ne serait-il pas à l’envers ? Je penche toutefois pour la première solution…
Peu importe, ma mission sera couronnée de succès, et j’aurais bien amélioré ma connaissance des recoins du campus après cette petite ballade autant involontaire qu’agréable.
Le département de Microbiologie se trouve sur la route qui mène au bidonville de la fac, dans un coin reculé du campus. Sur le chemin je ne croise pas grand monde, à part un groupe d’élèves entrain de se faire un volley sur le terrain du département des Environmental Studies (qui semble sorti de nulle part), ou encore un berger entrain de conduire son troupeau de chèvres jusqu’au « pâturage » le plus proche (un bout de gazon pelé au milieu de la poussière).
A part ça (à mon usage personnel) : victoire ! le second semestre de Microbio commence en Janvier, ainsi pas de souci d’emploi du temps (et de risque de non vacances !) comme c’était le cas à Jussieu. Je suis vraiment impatiente de pouvoir prendre quelques cours là-bas, loin de l’effervescence du centre névralgique du trio cantine Xerox - Humanities department – Main Building. Et plus près de l’air pur de la forêt de Ficus bengalensis

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