Petit coup de mou tout-à-l’heure, dans la soirée. Entre la douche et le dîner…
Et puis « on » finit par l’oublier. En profitant du ciel bleu au-dessus de nos têtes, du douillet des tentes, de la douceur de s’isoler avec sa lampe, tout en entendant les autres, dehors, discuter autour de quelques bougies… faible lueur.
Le boucan du Tarn en contrebas, les gorges encaissées, la roche parfois à nue qui s’érode, et surtout la végétation, si verte, si présente.
En marchant dans les sous-bois je pense à l’Indonésie, en pagayant dans le Tarn, je pense aux backwaters du Kerala. Et en entendant le cricri des cigales, depuis notre clapotis d’eau… je pense au Cap, à la Méditerranée, au soleil.
Aux gens que j’aime, qui me sont si proches, qui comptent tant. De façon indifférenciée, comme un petit amas, un amas précieux, présent ici dans un coin de mon cœur. Ce coin qui pince un peu, parfois, en entendant le cricri des cigales. Comme si ce coin n’était déjà plus là…
Pourtant je sais que la distance ne devrait pas amoindrir, détruire cette indispensable présence. Présence que l’on ne ressent finalement que dans l’absence.
Je crois qu’il devient bientôt temps de partir.
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