Friday, May 25, 2007

Société et balcon, rue Morère


L'écouteur ; dans une oreille seulement...




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L'appartement est plongé dans le noir, Aline n'est pas là cette semaine. Douceur de la nuit sur le balcon... l'ambiance me ramène un an plus tôt, en vacances de passage à Paris. Souvenirs qui affluent, Camille et moi sur le toit de la rue de Fleurus mangeant nos céréales.




Quand Paris prend un air méditerranéen. Un chien qui balade son maître à minuit, les échos d'une conversation au travers d'une fenêtre, là-haut, si loin - quelques mètres - depuis l'immeuble d'en face. Les talons de pas nonchalants qui raisonnent dans le faux silence d'une nuit parisienne. Une voiture, qui passe.




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Mercredi, 17 heures. Je remonte le store de la fenêtre de ma chambre : il n'est jamais trop tard. La douceur presque moite de l'air m'assaille, me surprend. Il fait pourtant si sombre ! Mais à travers un fin nuage gris le soleil chauffe, l'air est immobile. Pas un bruit dans la cour de l'immeuble ; nous sommes mercredi pourtant. Comme si. Comme si c'était l'été.




Nostalgie de ces moments indéfinissables, de ces instants qui ne renvoient à rien mais en même temps qui renvoient à tout...




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Dernier exposé du semestre aujourd'hui. Dernière fois que l'Institut Pasteur me voit, dernier TP à Jussieu, dernier ménage de printemps.




Echappée sauvage le long du boulevard Brune avec ma Chris. La vie la vraie.




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Je me suis réveillée. Maintenant j'ai un écouteur dans une oreille - pour le repli et le refuge ouaté dans mon monde intérieur. Mais l'autre oreille est de nouveau libre, tournée, avide, vers le son de la rue. A l'écoute du passage, de la société. Des Autres.




Il n'est jamais trop tard...

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