Monday, May 28, 2007

Mad World, rue Morère.

All around me are familiar faces
Worn out places - worn out faces
Bright and early for their daily races
Going nowhere - going nowhere
And their tears are filling up their glasses
No expression - no expression
Hide my head I want to drown my sorrow
No tommorow - no tommorow
*
And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying
Are the best I've ever had
I find it hard to tell you
'Cos I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very Mad World
*
Children waiting for the day they feel good
Happy Birthday - Happy Birthday
Made to feel the way that every child should
Sit and listen - sit and listen
Went to school and I was very nervous
No one knew me - no one knew me
Hello teacher tell me what's my lesson
Look right through me - look right through me

Friday, May 25, 2007

Société et balcon, rue Morère


L'écouteur ; dans une oreille seulement...




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L'appartement est plongé dans le noir, Aline n'est pas là cette semaine. Douceur de la nuit sur le balcon... l'ambiance me ramène un an plus tôt, en vacances de passage à Paris. Souvenirs qui affluent, Camille et moi sur le toit de la rue de Fleurus mangeant nos céréales.




Quand Paris prend un air méditerranéen. Un chien qui balade son maître à minuit, les échos d'une conversation au travers d'une fenêtre, là-haut, si loin - quelques mètres - depuis l'immeuble d'en face. Les talons de pas nonchalants qui raisonnent dans le faux silence d'une nuit parisienne. Une voiture, qui passe.




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Mercredi, 17 heures. Je remonte le store de la fenêtre de ma chambre : il n'est jamais trop tard. La douceur presque moite de l'air m'assaille, me surprend. Il fait pourtant si sombre ! Mais à travers un fin nuage gris le soleil chauffe, l'air est immobile. Pas un bruit dans la cour de l'immeuble ; nous sommes mercredi pourtant. Comme si. Comme si c'était l'été.




Nostalgie de ces moments indéfinissables, de ces instants qui ne renvoient à rien mais en même temps qui renvoient à tout...




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Dernier exposé du semestre aujourd'hui. Dernière fois que l'Institut Pasteur me voit, dernier TP à Jussieu, dernier ménage de printemps.




Echappée sauvage le long du boulevard Brune avec ma Chris. La vie la vraie.




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Je me suis réveillée. Maintenant j'ai un écouteur dans une oreille - pour le repli et le refuge ouaté dans mon monde intérieur. Mais l'autre oreille est de nouveau libre, tournée, avide, vers le son de la rue. A l'écoute du passage, de la société. Des Autres.




Il n'est jamais trop tard...

Monday, May 21, 2007

Retrospective, rue Morere

De Celia
Vers gummietlesframboises
Date 17/05/07 03:26
Sujet Pas envie...

... d'aller me coucher, de travailler, de regarder la vie passer, à travers ma fenêtre comme les vaches regardent passer un train. Non ça je plaisante, c'était pour l'effet de style. Je ne crois pas que je me sente spectatrice de ma vie. [...]
Je pleurnichouille, y'a un truc qui va pas, un truc qui veut pas s'arrêter. On peut pas mettre pause, ça avance ça avance, et bien souvent ça va trop vite. On finit par courir après. Ah oui c'est la vie ! Ben merde alors. J'ai pas bien vu passer ce mois-là. Je suis partie en Croatie en me disant oh la la, au retour ça fera plus que 3 mois ! Et j'essayais de me persuader que ce rebours me faisait quelque chose, que ça faisait un peu d'excitation dans le ventre, et un peu de peur aussi. Feinte, pareille. J'y pensais trop pour que ça me fasse quelque chose. Et puis je suis revenue de Croatie, et il y avait de nouvelles attaches. Un présent vraiment bien, qu'on s'est fait chier à construire, et qu'il a fallu si vite quitter... Et puis je suis revenue et j'ai pas compris. La routine dans la gueule, le exagéré vrai-boulot qui est devenu du presque faux-boulot, cette fichue présidentielle que je sais pas pourquoi je me suis attachée pour mon prochain, alors ça m'importait et ça m'importe. Et puis des rêves stupides plein la tête, des couchers tards qui m'allaient bien, des cernes qui ne m'allaient plus du tout au teint. Et puis les rêves qui s'écroulent. Ou plutôt les pieds qui touchent terre de nouveau, la tête qui redescend des nuages. Et là PAF ! Non pas le chien, mais la réalité. La vraie vie, celle du réel, celle qui arrive, qui est déjà là en fait. Et là plus que deux mois. Et là je l'ai pas vu arriver. Là j'ai pas fait semblant de pas me forcer à compter les jours, et du coup je les ai pas comptés. Comme je me forçais à faire semblant de les compter parce que j'en avais envie, alors qu'en fait je les comptais pour l'excitation dans le ventre, de celle que l'on se fabrique de toutes pièces en faisant croire que non, que le comptage c'est naturel, que c'est l'impatience et l'excitation qui font ça. En fait les causes n'étaient que conséquences. Et encore ! """conséquences""". Fallait faire un effort pour le ressentir le picotement du ventre.
Mais là ! C'était donc ça le remède à la neutralité de la vache qui regarde passer un train... la non feinte, la spontanéité. Ben j'avoue, j'avais un peu oublié, j'avais pas cherché à me rappeler, j'avais même presque espéré autre chose, fomenté d'autres plans imaginaires. Alors du coup je partais plus. Et puis c'est là que PAF ! Ma vieille tu pars hein. Tout le monde a son billet, et toi tu te moquais presque dans ta barbe, "mais quand est-ce qu'ils vont le prendre ces irresponsables ?". Eh bien maintenant c'est toi qui cours derrière le train. Tiens une réunion pour l'Inde et on veut que j'y sois ? Ah ben je peux pas. Mais c'est bien vrai, tiens. "Moi aussi j'en suis..." Des visas, des machins des trucs. Ben tiens, ça non plus je me préoccupais pas trop. M'enfin à ce qu'il paraît je pars...
En tout cas Maman elle a l'air bien décidée à ce que je parte. :) Je crois bien qu'ils ont commencé à prendre leurs billets pour Noël. Elle a déjà tenté de bouger ce mammouth de famille, elle a couru comme une écervelée pendant ses pauses déjeuner dans je sais pas combien d'agences de voyage "spécial Inde" ou "spécial Asie" ou même "spécial tout" je crois. Elle a montré à Alix l'Itinéraire tout-à-l'heure. Vite vite ma fille, monte vite dans ton avion, qu'on puisse vite venir te voir ! Mais attends Maman ! Tu peux me voir là, non ? Je suis pas déjà partie, si ?